Elle est toujours là , les gens passent, ne la regarde toujours pas,
mais elle reste là, les temps ont changé, à 14 ans on flotte encore de ce monde utopique,
dans ce monde que l'on se crée, dans ce monde que l'on croit réellement possible.
A se demander s'il est seulement envisageable, à cet âge là on croit encore n'importe quoi tant que l'égo en prend pour son grade.
Et puis la vie défile, elle nous embarque quand même finalement, à l'approche d'une indépendance désirée
et redoutée, qu'ils s'estiment heureux ceux qui ne sont pas atteint d'une misanthropie aigue.
Sa curiosité lui fait du tort, elle commence à rejeter ce qu'elle a appris, mais c'est plus fort qu'elle,
ça l'éc½ure presque et elle continue à fouiner, à décortiquer ce monde, la dépravation humaine
et tout ce qui va avec.
Elle s'avouerait presque vaincu avant d'avoir combattu, elle a vu des choses, trop de choses,
le résultat de ce que l'homme avait pu créer, de sa nature.
[Son mal-être vient peut-être tout simplement de là ;
elle déteste l'idée d'appartenir à la nature humaine, de s'idéaliser à 15 ans comme quelqu'un
d'unique ayant le potentiel de faire bouger les choses,
mais il n'en n'est rien, elle est retombée six pieds sous terre rien qu'à la pensée de sa banalité